Marc Parguel : UN CRIME ENTRE SAUCLIERES ET L’HOSPITALET EN 1857

lundi 19 novembre 2012
par  Martine Astor

UN CRIME ENTRE SAUCLIERES ET L’HOSPITALET EN 1857

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Embranchement de la route n°2 de l’Hospitalet à Sauclères.

Au XIXème siècle, Comberedonde situé en plein désert du Larzac donnait, avec son relief tourmenté, un aspect de vaste solitude. Malgré le carrefour du chemin de Nant et de la route impériale 99 d’Aix à Montauban, rares étaient les diligences à s’aventurer dans ce lieu sauvage et inhospitalier. Parmi les quelques voyageurs à pied, il en fut trois qui, dans la nuit du 14 au 15 mai 1857, prirent cette route. L’un d’entre eux, profitant d’une halte, allait commettre l’irréparable. Cette tragédie, aujourd’hui bien oubliée, fut relatée dans le journal local millavois de l’époque, « l’Echo de la Dourbie ». A travers les récits publiés dans ce dernier, et les comptes rendus de la cour d’assises, nous établirons l’histoire telle qu’elle s’est déroulée il y a 155 ans sur ces terres où l’on peut encore voir l’arbre du crime.
Le jour venait à peine de se lever, en ce 15 mai 1857, et, comme à son habitude le garde forestier Aussel, fit sa ronde et passa sur la voie qui mène de Sauclières à l’Hospitalet. Alors qu’il atteignait Combe-Redonde, il vit, sur les bords de la route, à proximité d’un arbre qui était planté, le seul que l’on aperçoit dans ce pays inculte ; deux corps affreusement mutilés. Quelle ne fut pas sa surprise, quand s’approchant des victimes, il vit qu’un des deux hommes qui gisait là respirait encore…Malgré qu’à cette époque, les téléphones portables n’existaient pas, le signal fut donné très vite et « MM. Figayrolles et Jugla, juges-suppléants de la justice de paix de Nant, et Ch.Mazel, adjoint au maire de cette localité, accompagnés de M. le docteur Bouty, les brigades de gendarmerie de l’Hospitalet et de Saint Jean du Bruel, le piqueur, les cantonniers et les gardes champêtres de la contrée, arrivés sur les lieux firent preuve de beaucoup d’activité et de dévouement. On prodigua les soins les plus empressés au malheureux qui respirait à peine ». Vint ensuite « M.Rochin, procureur impérial, accompagné de M.Descuret, juge d’instruction, et de M. le docteur Calmels, s’est immédiatement transporté sur les lieux, pour y constater les circonstances et les causes de cet évènement, qui a produit une profonde sensation ». (L’Echo de la Dourbie, 23 mai 1857). Là, ils virent « les corps horriblement mutilés de Costes et de Bioulac ; le premier étant mort, le second respirait encore ; mais le crâne était brisé en plusieurs endroits, la face sillonnée d’épouvantables blessures, les os des mâchoires brisés, les chairs du palais pendantes, la poitrine enfoncée par des coups d’une effroyable violence. L’argent des deux victimes avait disparu ; auprès d’elle se trouvait, toute couverte de sang ; la terrible houe de fer qui avait servi à la perpétration du crime. Quel était l’auteur de ces épouvantables forfaits ? Les ombres de la nuit ont vainement couvert ses premiers pas et favorisé sa fuite rapide. » (Echo de la Dourbie, 19 septembre 1857). On prit toutes les directions pour tâcher de découvrir l’assassin. Le journal l’Echo de la Dourbie dans son édition du 23 mai 1857 ajoute « Quoiqu’il ait jusqu’ici déjoué tous les efforts, nous espérons qu’il n’échappera pas longtemps aux énergiques investigations des magistrats. En terminant ces lugubres détails, nous ne pouvons que répéter ce que disent les habitants de nos campagnes : Dieu ne permettra pas qu’un crime si atroce reste impuni. Nous apprenons que, malgré la gravité des blessures de Bioulac, tout espoir de le sauver n’est pas encore perdu. ».
Tout espoir n’était pas perdu ; Bioulac après bien des soins pu reprendre ses esprits, et c’est d’après son récit que nous allons vous livrer et d’après ses descriptions de l’assassin, que la gendarmerie put se mettre sur une piste crédible. Voilà les faits : « Le 14 mai 1857, deux jeunes Aveyronnais dont l’un était marié et l’unique soutien de sa famille, venaient du département du Gard, où ils avaient été employés aux travaux des champs. C’étaient Barthelemi Costes, âgé de 25 ans, terrassier et Jean-Pierre Bioulac, âgé de 27 ans, cultivateur. Ils portaient l’un une faux démanchée, l’autre une houe de fer à trois branches, instrument terrible, qui devait être si fatal à tous les deux. Au sortir du Vigan, où ils avaient couché, ils rencontrent un jeune homme grand, loquace, se dandinant en marchant, qui leur demande la permission de faire route en leur compagnie, et leur dit qu’il se rend à Rodez pour travailler dans les ateliers du Grand Central. » La Compagnie du Grand-Central, constituée en 1853 sous le patronage du duc de Morny, construisit la première ligne ferrée aveyronnaise, de Capdenac à Saint-Christophe, et disparut justement en 1857 dans un remembrement général des réseaux français.
« Bioulac était blessé à un pied et marchait un peu en arrière de ses deux compagnons. Ils s’arrêtèrent à une auberge dans le village du Pont de l’Hérault, pour boire une bouteille de vin. En payant leur écot, ils laissèrent voir leur bourse. On se remit en route ; mais lorsque Costes et Bioulac, harassés de fatigue, témoignèrent le désir de s’arrêter à Sauclières pour y passer la nuit, l’inconnu qui se trouvait avec eux les en détourna en leur disant qu’il serait plus simple et plus économique de se reposer sur les bords de la route. Pour les engager à suivre son conseil il voulut alléger leur fardeau et se chargea de la houe dont l’un d’eux était porteur. Vers neuf heures du soir, ils atteignirent le lieu de Combe-Redonde. Sur les bords de la route, un arbre était planté, le seul que l’on aperçoit dans ce pays inculte, qui s’étend dans un rayon d’environ 4 kilomètres. Brisés de fatigue, Costes et Bioulac s’assirent et ne tardèrent pas à s’endormir. Quand il les vit plongés dans un profond sommeil, l’étranger saisit la houe et en frappa Costes à la tête et à la poitrine avec une telle violence que la mort fut instantanée. Ce forcené se retourna ensuite vers Bioulac, que cette scène n’avait pas réveillé, et lui porta les coups les plus affreux : des dents furent brisées, une partie de la figure emportée et la tête horriblement percée par les pointes du terrible instrument. C’est alors que l’assassin s’empara de l’argent qu’il avait vu sur ses victimes, il trouva 100 francs dans la bourse de Costes et 10 francs dans celle de Bioulac. Le lendemain matin, on trouvait les corps horriblement mutilés de Costes et de Bioulac ; le premier étant mort, le second respirait encore ; mais le crâne était brisé en plusieurs endroits. (D’après Echo de la Dourbie, 23 mai-19 septembre 1857).
Jean Pierre Bioulac, bien que défiguré, avait eu la chance de survivre à cette tentative d’assassinat. Mais où était l’assassin ? Celui qui avait tué son compagnon de route, celui qui « au costume et aux allures d’un ouvrier de ville, leur demanda de voyager avec eux, leur disant qu’il était de Millau et qu’il allait chercher de l’ouvrage au Grand Central » (Echo de la Dourbie, 23 mai 1857). A force de persévérances, et grâce aux informations de la victime, on mit la main deux mois plus tard, sur un certain Joseph à Marcillac. Le journal de l’époque nous fait part de son arrestation : « Nous apprenons que, grâce aux énergiques recherches ordonnés par les magistrats de Millau, la gendarmerie vient d’arrêter et de conduire dans les prisons de Rodez le nommé Joseph, dit Roudez, enfant naturel, auteur présumé de l’assassinat et de la tentative d’assassinat commis le 14 mai dernier, entre Sauclières et l’Hospitalet. Il va être transféré dans la maison d’arrêt de Millau, pour être confronté avec la victime qui a survécu. La malheureux Bioulac, dont la vie est toujours en danger, se trouve, depuis quelque temps, à l’hospice de notre ville, ou il a été transporté par ordre de l’administration supérieure, pour y recevoir les soins que réclame son état. » (Echo de la Dourbie, 18 juillet 1857) « L’auteur présumé de l’assassinat, de la tentative d’assassinat et de vol, commis le 14 mai, entre Sauclières et l’Hospitalet, dont nous avons annoncé l’arrestation dans notre dernier numéro, a été transféré à Millau, par correspondance extraordinaire. Le même jour de son arrivée, il a été conduit par la gendarmerie, au milieu d’une foule considérable, à l’hospice, où se trouvaient MM. le juge d’instruction et le procureur impérial, pour y être confronté avec la malheureuse victime qui a survécu. Cet individu s’appelle Joseph, dit Roudez, enfant naturel ; il est âgé de 25 ans ; il a été déjà condamné plusieurs fois correctionnellement. L’information se poursuit avec activité, et l’on pense que cette grave affaire sera soumise au jury à la session de septembre. » (Echo, 25 juillet 1857)
Ramené à Millau auprès du grabat de ce terrible témoin, le meurtrier est positivement reconnu à suite d’une confrontation dont les précautions qui l’ont entourée rendent les résultats plus foudroyants.
Le 11 septembre 1857, devant une foule « avide d’entendre le récit des horribles circonstances d’un crime qui atteste une rare férocité, et de voir les traits et la contenance de celui qui en est l’auteur », Joseph comparait devant le tribunal. Lors de sa condamnation, on a pu connaître la suite de l’histoire. Si la nuit jouait en sa faveur, sa langue l’a trahit en plusieurs points : « Joseph, enfant naturel, dit Moussols, dit Roudez ; Joseph, trois fois repris de justice, arrive à la pointe du jour au haut de la côte de Millau, fait rencontre d’une de ses anciennes connaissances, se hâte, en arrivant, de changer d’habillements, dépense en achats de divers effets ou en libations de cabaret quatre à cinq pièces d’or. Le pécule du malheureux Bioulac en contenait deux en pièce de cinq francs. Après avoir donné à blanchir des effets tachés de sang, et commis quelques imprudences de langage, notamment en assurant que les deux victimes avaient cessé de vivre. Apprenant que Bioulac a survécu, il disparaît de Millau et cache soigneusement à tout le monde la direction qu’il prend. Mais la mort n’avait pas répondu à l’appel sanguinaire de l’assassin des deux infortunés jeunes gens. Bioulac semblait ramené par la Providence des derniers confins de la vie pour désigner à la justice humaine la tête coupable qu’elle avait à frapper. » Pour sa défense, l’accusé excipe d’un alibi, il serait, dit-il, revenu de Marseille à Montpellier, le 18, par le chemin de fer et avec un convoi de nuit, et l’information rapporte la preuve que, sur cette ligne, les départs nocturnes n’ont eu lieu qu’à dater du 1er juillet. Il allègue avoir pris la voiture de Montpellier à Lodève et être arrivé avant midi dans cette ville, et il est établi qu’aucune voiture n’arrive à cette époque de Montpellier à Lodève avant neuf heures du soir. Il prétend être arrivé, le 14 au matin, à Millau, avant la perpétration du crime qui n’eut lieu que le 14 au soir, et des masses de témoins établissent qu’il n’y est arrivé que le 15. Il prétend n’avoir pas suivi la route du Vigan à Millau, et plusieurs témoins l’ont vu positivement sur cette route en compagnie des deux victimes dont l’identité est parfaitement constatée, comme la sienne, par la faux démanchée, par la terrible houe à trois dents, et par d’autres désignations également concluantes qui s’appliquent à l’accusé, et enfin par trois ou quatre reconnaissances non équivoques. Lorsque l’accusé répond aux questions qui lui sont adressées (son interrogatoire n’a pas duré moins de quatre heures), sa parole brève et brusque, son ton tranchant, saccadé, une irritabilité dégénérant facilement en insolence, dévoilent une de ces natures portées à se heurter avec violence contre tout ce qui leur fait obstacle, et à ne reconnaître le frein d’aucune sujétion morale, le respect d’aucune autorité. Il persiste, à l’audience, dans un système absolu de dénégations ; il fait preuve d’un esprit retors et d’une intelligence assez déliée. Du reste, à part une certaine crispation des muscles des joues et une pâleur blafarde qui, dès le commencement de son interrogatoire, ne l’a plus abandonné, il ne manifeste aucune émotion pendant les débats. Au moment même où l’infortuné Bioulac s’avance au milieu d’un mouvement universel de compassion, se traînant péniblement, soutenu d’un côté par un bâton et de l’autre par son vieux père, et portant sur son visage les cicatrices et les appareils qui sont la conséquence des horribles violences dont il a failli être la victime, Joseph le suit d’un regard attentif, mais très légèrement anxieux. Au moment où on le fait descendre de son banc et s’approcher de Bioulac, qui détourne assez vivement ses yeux, nous ne surprenons dans l’extérieur de l’accusé qu’un serrement convulsif des poignets. Nous n’avons surpris en lui le signe d’une forte impression intérieure qu’au moment où il a été très fermement et très paisiblement reconnu par un propriétaire des environs du Vigan qui, contrairement à ses dénégations, déclare l’avoir vu avec Costes et Bioulac et lui a même adressé la parole sur la route où il prétend n’avoir pas passé. Alors il nous a paru faiblir un peu dans son attitude arrogante, et, effectivement, en rentrant dans la geôle le soir, après la première journée des débats, il a dit que cette déposition l’écrasait. Néanmoins, le lendemain il a persisté à suivre la voie dans laquelle il s’était engagé en tout niant. Il est pourtant un peu plus pâle et les contractions des muscles de la face un peu plus sensibles. Si la tâche de l’accusation était facile, celle de la défense était à peu près désespérée et impossible. Le jury a rapporté sur les questions qui lui ont été soumises un verdict affirmatif, sans circonstances atténuantes, et la cour a condamné l’accusé à la peine de mort.
Après le prononcé de l’arrêt, M. le président a adressé au condamné une allocution touchante, dans laquelle, lui faisant entrevoir que tout espoir est épuisé du côté des hommes, il n’a plus qu’à se retourner vers Dieu et à se rendre digne de la pitié de ses semblables en entrant dans la voie des aveux. A cette insinuation, il a répondu avec sa voix brusque et hautaine : « Je ne rendrai pas la poire que je n’ai pas mangée ». Il s’est retiré en marchant d’un pas ferme. La teinte seule de son visage pâle est un peu plus livide, et il jette sur les spectateurs que la curiosité a attirés sur son passage des regards de travers, dont l’expression est fauve et presque farouche. Il paraît cependant que lorsqu’il est arrivé dans la prison, cette dureté de caractère s’est détendue et qu’il a versé quelques larmes. (D’après l’audience du 11 septembre 1857 – Accusation ; 1° d’Assassinat, 2° de tentative d’assassinat, 3° de vol, but des assassinats paru dans l’Echo de la Dourbie, 19 septembre 1857).
Condamné à mort ce 11 septembre 1857, l’accusé Joseph dit Roudez resta un temps en prison. Dans l’ouvrage sur « les Grandes Affaires Criminelles de l’Aveyron », les co-auteurs Jean Michel Cosson, Paul Astruc et Jean-Philippe Savignoni mentionnent ces informations supplémentaires au sujet d’un des frères des écoles chrétiennes qui a vécu auprès du condamné : « Le frère Ildefonse…nous a laissé un témoignage unique…Nous sommes en 1857, après la condamnation du terrible Roudez : Parmi les prisonniers qui venaient aux leçons des Frères, il y en avait un avec lequel on me mit en rapport et qui me laissait une immense pitié. C’était un pauvre jeune homme de vingt-deux à vingt-trois ans, à la haute taille, aux formes athlétiques, un vrai colosse. Coupable d’homicide, il avait été condamné à la peine de mort. Il nous raconta son histoire, qui nous faisait dresser les cheveux sur la tête. Les mauvais compagnons l’avaient perdu. Un jour ou plutôt une lugubre nuit, ayant besoin d’argent, il voulut dérober un de ses compagnons de voyage ; avec un instrument contendant et surtout avec le secours de sa force herculéenne, il l’avait assommé, brisé le crâne, dérobé son argent et s’était enfui. Mais la justice de Dieu l’atteignit, en permettant que le justice des hommes s’appesantit sur lui. Après un débat célèbre en cour d’assises, il fut condamné à la majorité sinon à l’unanimité des voix : l’échafaud pouvait seul expier son forfait. Entre sa condamnation et son exécution, il se passa un assez long temps ; on le berçait de l’espoir de voir sa peine commuée à la charité de l’impératrice Eugénie. En attendant, les Frères de la prison, mus par un sentiment de pitié, l’attirèrent à l’école ; une évasion n’était pas à redouter : le pauvre malheureux traînait deux gros boulets attachés par de lourdes chaînes. Je dus m’occuper un peu de lui et j’eus la consolation de lui apprendre l’oraison dominicale. Je me souviens qu’impressionné par les bruits du dehors qui assuraient que la grâce ne serait pas accordée, je ne pouvais, sans frissonner, considérer sa tête reposant sur de larges épaules, sans songer avec terreur au sanglant couperet qui allait la détacher de son tronc. Obligé pour aller dans les écoles de passer devant l’échafaud autour duquel s’était fait un grand vide grâce aux troupes qui étaient sur pied bien avant le jour et qui écartaient la foule, je frémis encore en songeant à l’impression que me produisit la guillotine, couleur rouge de sang. Les Frères, arrivés en classe, mirent en prière les élèves clairsemés que la curiosité n’avait pas entraînés dans la foule afin d’implorer tous ensemble la piété et la miséricorde de Dieu sur ce pauvre criminel qui allait se trouver face à face avec lui. » (De Borée, 2006).
Son pouvoir en cassation fut rejeté en octobre, et l’exécution eut lieu à Rodez, le 14 novembre. « L’énergie farouche de cette nature exceptionnelle, écrit L’Echo de la Dourbie du 21 novembre, s’est soutenue jusqu’au dernier moment », mais touché par l’intérêt que lui témoignèrent l’aumônier, ainsi que plusieurs religieuses de l’hospice, qui l’avaient connu jeune enfant trouvé, il revint à de meilleurs sentiments et mourut avec courage, après avoir fait enfin l’aveu du crime pour lequel il montait à l’échafaud.
P.E.Vivier dans ses notes nous apprend que « Depuis le drame de 1857, à Combe-redonde, les lieux n’ont guère changé : sans doute, vers la fin du siècle, la création de la ligne Tournemire-Le Vigan y apporta-t-elle un peu d’animation, avec la station de Nant-Comberedonde. Mais cette thébaïde ferroviaire pour chefs de gare contemplatif ayant disparu à la suppression de la voie ferrée, la solitude a récupéré le site » (Journal de Millau, 1er novembre 1974).
L’arbre du crime était un chêne vert, que l’on voyait planté sur le talus gauche de la route lorsqu’on vient de la Couvertoirade, quelque 135 pas avant l’ancien passage à niveau. Il subsisterait encore, même s’il y a une cinquantaine d’année, il fut fendu en deux par la foudre : témoin muet d’une tragédie aujourd’hui oubliée dans « un lieu d’horreur et de vaste solitude ».
 
Marc Parguel
Extrait de "Par Causses et vallées", 15-22-29 mai 2008 et Revue Causses et Cévennes n°4 (2011).


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